L’HYPERBOLE ET LA LITOTE DANS LE ROMAN DE F. RABELAIS « GARGANTUA ET PANTAGRUEL »

Danguolė Melnikienė, Karolina Chorevič

Santrauka


« La langue de Rabelais est une des plus imagées
qu’on ait jamais écrite »
Pierre de La Juillière

Quelques années avant l’édiction de l’ordonnance de Villers-Cotterêts (1539), l’acte fondateur de la primauté et de l’exclusivité du français dans les documents relatifs à la vie publique du royaume de France, François Rabelais publie ses romans Gargantua (1532) et Pantagruel (1534). Un des grands fondateurs de cet idiome, cet auteur prend beaucoup de plaisir à jouer avec les mots, à écouter leur sonorité et à faire ainsi part de sa richesse prodigieuse. Les signes les plus marquants de son style grotesque sont, de l’avis général, la profusion, l’excès et l’exagération. Cet article est consacré à deux figures emblématiques de l’exagération, à savoir l’hyperbole et la litote. Loin de prétendre traiter de manière exhaustive cette richesse inouïe de l’univers hyperbolique de Rabelais, nous avons concentré notre attention sur les deux types productifs des hyperboles et des litotes, notamment sur celui qui est lié à l’emploi de nombres ainsi qu’à celui qui évoque des personnages historiques, des lieux et des monuments célèbres. Dans cette étude nous avons analysé également la corrélation de ces figures macrostructurales avec les deux figures microstructurales, telles que la comparaison et l’énumération.


Raktiniai žodžiai


Rabelais, l’hyperbole et la litote, figure macrostructurale et microstructurale, la vision du monde hyperbolique

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DOI: https://doi.org/10.15388/Verb.2016.7.10293