Le français des apprenants: en hésitation entre la langue maternelle et l’anglais
Articles
Natalia Loseva
MGIMO University, Russia
Liudmila Metelskaya
MGIMO University, Russia
Publikuota 2021-06-04
https://doi.org/10.15388/Taikalbot.2021.15.9
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Reikšminiai žodžiai

interlangue
acquisition d’une langue étrangère
interférence
vocabulaire
interaction des langues
multicompétence langagière
plurilinguisme

Kaip cituoti

Loseva N. ir Metelskaya L. (2021) „Le français des apprenants: en hésitation entre la langue maternelle et l’anglais“, Taikomoji kalbotyra, 150, p. 108-122. doi: 10.15388/Taikalbot.2021.15.9.

Santrauka

Les observations sur l’interlangue des russophones apprenant le français au MGIMO nous ont amenées à constater que celle-ci subit une double influence : de la part de la langue maternelle (LM) et de la première langue étrangère (LE1) qui est, dans la plupart des cas, l’anglais. Les effets négatifs de l’interférence avec LM ont déjà fait l’objet de nombreuses études alors que l’impact de LE1 semble sous-estimé.

Nous sommes parties de l’hypothèse que, dans l’esprit de l’apprenant, les différentes langues interagissent au point de se confondre de sorte que les élèves ne sont pas souvent capables d’attribuer tel ou tel vocable à tel ou tel système, faute de mécanisme de discrimination qui permettrait de détecter « l’intrus ».
L’enquête menée auprès de 54 étudiants ayant atteint le niveau B1 avait pour objectif d’évaluer leur aptitude à repérer des mots étrangers dans un texte où étaient inclus des vocables inexistants en français normatif ayant des racines russes ou anglaises, aussi bien que des anglicismes déjà adoptés par le français.
Les résultats ont prouvé que dans 45% des cas les apprenants ont du mal à repérer et à discriminer un lexème appartenant à une autre langue ce qui témoigne de l’absence de frontières bien nettes entre différents systèmes langagiers composant la multicompétence d’un apprenant. Les résultats appuient également notre hypothèse selon laquelle au niveau intermédiaire (B1) l’influence de LE1 est plus forte que celle de LM, car les faux anglicismes se sont avérés plus difficiles à détecter que des mots aux racines slaves.

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