L’infinitif indépendant dans les actes directifs en face-à-face en polonais et ses équivalents fonctionnels français
Articles
Joanna Górnikiewicz
Jagiellonian University in Kraków, Poland
Publikuota 2021-06-04
https://doi.org/10.15388/Taikalbot.2021.15.7
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Reikšminiai žodžiai

infinitif indépendant
impératif
syntaxe
injonction
actes de langage
grammaire contrastive

Kaip cituoti

Górnikiewicz J. (2021) „L’infinitif indépendant dans les actes directifs en face-à-face en polonais et ses équivalents fonctionnels français“, Taikomoji kalbotyra, 150, p. 77-97. doi: 10.15388/Taikalbot.2021.15.7.

Santrauka

 Cette étude est consacrée à l’infinitif indépendant polonais, pivot des énoncés injonctifs, et à ses équivalents français. L’analyse s’effectue à deux niveaux. Dans un premier temps, l’auteure décrit la forme polonaise précitée dans le cadre méthodologique de la syntaxe formelle (Saloni et Świdziński 2012) afin de la comparer aux autres emplois de l’infinitif ainsi qu’aux autres verbes prédicats réservés à l’expression de la modalité injonctive. La forme française correspondante est dégagée par la suite selon un seul et même critère, celui de la dépendance syntaxique. Néanmoins, si les langues étudiées disposent toutes les deux d’un infinitif injonctif, elles n’en font pas le même usage. Seul le polonais y recourt à l’oral, dans des situations de face-à-face. Mais quels facteurs favorisent cet emploi ? L’auteure répond à cette question dans une analyse sémantico-pragmatique menée dans le cadre général de la théorie des actes de langage (Searle 1979, Vanderveken 1988). Elle y présente l’injonction en tant que ‘famille’ d’actes directifs et montre ceux qui peuvent être réalisés par un infinitif. Leur description prend également en compte les facteurs sociaux et psychologiques favorisant l’apparition de la forme étudiée. Quelle forme française apparaît le plus souvent dans les traductions du polonais en français ? L’analyse du corpus, constitué d’exemples tirés principalement des parties dialogales d’œuvres littéraires polonaises contemporaines et de leurs traductions françaises attestées, a permis, d’une part, de confirmer l’hypothèse que le français n’a pour équivalent fonctionnel (grammatical) que le mode impératif, et d’autre part, d’entamer une réflexion sur les possibilités de traduction dans une langue qui n’exploite pas dans les contextes analysés la structure équivalente.

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