Milašius ir Petrarca
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Genovaitė Dručkutė
Publikuota 2015-01-01
https://doi.org/10.15388/Litera.2006.4.8047
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Dručkutė G. (2015) „Milašius ir Petrarca“, Literatūra, 48(4), p. 58-62. doi: 10.15388/Litera.2006.4.8047.

Santrauka

Presque 650 ans séparent Oscar Milosz (1877–1939), un symboliste “attardé”, et Pétrarque, un des premiers poètes de la Renaissance. L’article présente un essai de comparaison de leur oeuvre tout en se rendant compte du risque d’une telle entreprise.

Comme base de comparaison sont pris “Il Canzoniere” de Pétrarque et quelques oeuvres de Milosz: des poèmes de jeunesse, le roman “L’Amoureuse lnitiation”, le mystère “Miguel Mańara”.

Les prémices d’une parenté littéraire et d’une possibilité de dialogue sont vues dans leur conception d’amour, leur représentation de la femme et de son rôle dans la vie des protagonistes.

Durant toute sa vie, Pétrarque célébrait une femme, sa beauté physique et spirituelle, son amour, en laissant une image idéalisée de Laure. Le cas de Milosz est plus complexe. Toutes les femmes de son oeuvre se répartissent en deux groupes: femmes “charnelles” qui incarnent le côté physique de l’amour et femmes-fantômes, porteuses d’un amour sublimé. Les deux poètes se rangent donc dans la même tradition littéraire commençant par les troubadours, passant par Dante et plus tard, par les poètes de la Renaissance et ceux du XIXe siècle. L’oeuvre de Milosz peut être considérée comme un des points dans cette chaîne poétique.

L’oeuvre des deux écrivains présente une double histoire: celle d’un amour de poète et celle de sa vie intérieure. Ou encore: un face à face avec la réalité et Dieu, une direction horizontale et une direction verticale. Le monde intérieur de Pétrarque, malgré les tourments amoureux, est uni et stable, sa foi en Dieu inébranlable. Une telle stabilité n’est plus possible pour Milosz, homme moderne, dont les relations avec soi, le monde et Dieu sont compliquées. La question que se posent sans cesse le sujet lyrique et les protagonistes de Milosz est: “où suis-je?” et non “qui suis-je?”. Seulement après avoir trouvé la réponse à la première question, ils pourront résoudre la deuxième. Le désir fondamental de “se situer” acquiert de différentes formes de jardin et de maison natale. L’unité et la paix intérieures sont retrouvées après avoir découvert le lieu unique et sûr qui est le vrai amour, celui de Dieu. Dans cette quête de Milosz les deux groupes de femmes sont indispensables et jouent un rôle d’initiatrices. Après avoir accompli leur devoir, elles disparaissent: passent dans le domaine de souvenirs ou meurent. Après le passage des femmes dans le néant, l’affaire de leur sanctification est terminée.

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